3 astuces pour adopter une alimentation durable

Vous souhaitez vous lancer dans la cuisine sans viande mais vous êtes un peu perdu ? Gardez espoir, on a conçu un programme gratuit de découverte spécialement pour vous :

JE DÉCOUVRE

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Cela fait plusieurs années que je suis très attentive à l’impact de ma consommation : j’ai été prise par la fièvre du zéro déchet en 2014, décidé d’arrêter de voyager en avion en 2016, changé de banque au profit d’un service plus responsable et solidaire l’année d’après…

Vous l’aurez compris, c’est un sujet qui me préoccupe. Et, après tout ce temps, je pensais être à peu près au point sur ce qu’il était en mon pouvoir de faire.

Pour une raison qui m’échappe encore, j’ai cependant réalisé il y a quelques mois que j’avais en réalité complètement fait abstraction d’un pan entier de ma consommation : l’alimentation.

À part consommer bio quand mon budget me le permettait, je ne m’étais en effet absolument jamais posée de question à ce sujet. Fou quand j’y pense maintenant !

Je mange 3 fois par jour et tous les aliments que je consomme ont pourtant eu besoin de terre, d’eau et d’énergie pour être produits, puis transportés et vendus.

Et ces activités sont loin d’être sans conséquence : déforestation, pollution des nappes phréatiques, utilisation d’engrais issus de la pétrochimie, transports en bateaux containers ou avions… Rien qu’en France, l’ADEME, l’agence environnementale française de référence, estime que 25% des gaz à effet de serre émis dans le pays sont liés au secteur de l’alimentation.

Euh, d’accord… Mais comment faire ?

Je vous rassure tout de suite : vous aurez encore plaisir à manger après avoir lu cet article. Et vous mangerez des choses peut-être même plus savoureuses et nutrionnellement riches ! Depuis que je m’intéresse à cette question, j’ai en tout cas fait de délicieuses découvertes. Et il n’est pas rare que cela me fasse aussi faire des économies ! Oui, vous avez bien lu !

Je vous propose de vous partager dans cet article 3 astuces que j’ai identifiées pour conjuguer plaisir et impact positif en cuisine :

Astuce 1 : s’intéresser à l’origine des produits

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Les marques et les distributeurs ont l’obligation d’informer les consommateurs sur l’origine des produits vendus. Que ce soit en magasin ou sur le marché, vous pouvez ainsi savoir sans difficulté d’où viennent les produits que vous souhaitez acheter. Et donc choisir ceux qui ont parcouru le moins de chemin pour arriver là où vous les achetez.

J’ai personnellement commencé par simplement y jeter un coup d’oeil, puis j’ai progressivement changé mes habitudes : entre des légumes venant d’Espagne et ceux de France, je tente aujourd’hui de privilégier ceux de France. Entre du riz Thai et du riz de Camargue, je choisis maintenant plutôt le deuxième. Entre des noix de cajou du Brésil et des noisettes italiennes… Vous avez compris, je pense !

Ce n’est bien sûr pas toujours possible, il ne faut donc pas être rigide. On peut commencer par se dire que l’on commence uniquement par les fruits et les légumes et l’Europe par exemple. Puis on élargit la gamme des produits que l’on regarde, et on diminue la zone géographique que l’on accepte. Petit à petit, cela devient naturel, et cela permet aussi de faire de belles découvertes !

Caddie du supermarché coopératif  La Louve  à Paris.

Caddie du supermarché coopératif La Louve à Paris.

Saviez-vous par exemple qu’il existe des kiwis cultivés dans le Tarn ? Connaissez-vous le yannoh, une alternative au café à base de céréales torréfiées ? Je ne bois que ça depuis que je l’ai découvert ! Par contre, toujours rien pour remplacer le chocolat, dont le cacao ne peut être cultivé que dans des régions tropicales… (Très preneuse de vos idées si vous en avez à ce sujet ;-) ).

Évidemment, cette démarche est grandement facilitée si vous avez autour de vous des magasins qui y sont attentifs. C’est le cas du réseau La Ruche qui dit oui, ou de la plupart des magasins coopératifs, présents dans toute la France.

Spécialisé sur la question, le site Locavor répertorie aussi un très grands nombres de boutiques et de producteurs qui vendent en circuit-court. Sans oublier, pour les fruits et légumes, les marchés de producteurs ! Je vous encourage vivement à regarder ce qui est possible de faire près de chez vous !

Astuce 2 : cuisiner des fruits et légumes de saison

Cette astuce est aussi bonne pour l’environnement que votre santé ! En privilégiant la cuisine des fruits et légumes de saison frais, vous maximisez l’apport nutritionnel de ceux-ci tout en diminuant leur impact environnemental.

Il existe de nombreux calendriers pour savoir quels sont les fruits et légumes récoltés en France chaque mois. J’ai imprimé un calendrier annuel que j’ai mis sur mon frigo, et j’ai téléchargé sur mon téléphone le détail de chaque mois en format PDF. Il n’est pas rare que je le consulte en faisant mes courses !

Bonne nouvelle : même en suivant cette astuce, vous pouvez quand même continuer à cuisiner des plats à base de tomates en hiver. Comment ? En privilégiant alors les conserves et les bocaux qui ont été fait pendant la saison de la récolte. C’est déjà comme ça que nos grand-parents faisaient, pourquoi pas nous ?

À nouveau, rien de plus pratique que de trouver un magasin qui fait attention à ces questions, pour ne pas avoir à trop réfléchir en faisant ces courses.

À Paris par exemple, les magasins Au Bout du Champ, qui s’approvisionnent uniquement chez des producteurs en Île-de-France, s’engagent à ne vendre que des produits de saison, en plus d’être ultra-locaux ! Plus d’excuse si vous avez une boutique près de chez vous !

Astuce 3 : diminuer sa consommation de viande

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Le visionnage du documentaire Cowspiracy (2014) a été une confirmation pour moi. J’avais entendu pas mal de choses sur le lien entre réchauffement climatique et consommation de viande mais je n’avais pas encore creusé la question. Il est en fait énorme !

Pour faire rapide, vous pouvez retenir que les émissions de gaz à effet de serre émises par cette seule industrie sont équivalentes à celles du trafic aérien mondial, soit environ 15% des émissions totales mondiales. De quoi m’alerter, moi qui ne prend plus l’avion pour les mêmes raisons !

Si cela fait maintenant plusieurs mois que j’ai drastiquement diminué, je n’ai depuis pas complètement arrêté. Je suis petite-fille d’éleveurs et je crois en une activité agricole locale et raisonnée, je ne suis donc pas anti-viande. Par contre, je me refuse de plus en plus à cautionner le système industriel existant qui détruit l’environnement et des écosystèmes entiers.

Comment est-ce que je fais depuis ? Je cherche des alternatives fortes en protéines d’origine végétale, telles que le seitan, le tempeh, les pépites de soja texturées, les légumineuses… Plus je m’y intéresse, plus je réalise que le choix est large. Et les recettes, délicieuses, sont aussi nombreuses !

Le seitan caramélisé  aux légumes, ma recette préférée sans viande !

Le seitan caramélisé aux légumes, ma recette préférée sans viande !

Évidemment, cela demande un petit temps d’adaptation. Dans mon précédent article sur la liste de course type pour cuisiner sans viande, j’explique comment je les achète et les cuisine. Je craque parfois pour une viande dont je connais l’origine et les conditions d’élevage des animaux, mais je suis très heureuse de ce nouveau mode alimentaire !

Astuce BONUS : comment faire quand on mange en extérieur ?

Les 3 astuces précédentes sont relativement faciles à mettre en place lorsque l’on peut faire ses propres courses et cuisiner. Mais comment faire lorsque l’on déjeune ou dîne en extérieur ? C’est finalement le moment où l’on a le moins de visibilité sur la nature et la qualité des produits utilisés !

Cela vaudrait un article à part entière pour en parler, mais je peux déjà vous conseiller le site Ecotable et l’application EatsPossible pour effectuer des recherches de restaurant en fonction de vos exigences et préférences alimentaires. L’incroyable site HappyCow, dédié à l’offre de restauration végétalienne, est aussi une mine d’or.

Et vous, quelles sont vos astuces pour adopter une alimentation durable en conservant plaisir et simplicité ?

N’hésitez pas à les partager en commentaire de cet article !

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Cet article vous a mis l’eau à la bouche mais vous sentez que vous avez envie d’un accompagnement plus personnalisé pour franchir le cap d’une cuisine plus durable et sans viande ?

Le programme Chef Marco est fait pour vous !


Cet article a été écrit par Elina, co-fondatrice de Chef Marco.
Passionnée par les questions liées à l’écologie, elle diminue progressivement sa consommation de viande. Elle partage principalement sur ce blog son expérience liée à la consommation responsable.